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Tribune : Marché de Noël, Berlin le 19 décembre 2016

mercredi 21 décembre 2016, par MPCT

Qui suis-je ? Que suis-je ?

Pour sûr, je ne suis ni Charlie, ni Paris, ni Londres, à fortiori je ne suis pas Berlin aujourd’hui…

Pour autant, je suis aux côtés des victimes, de leurs familles, de leurs amis, en communion de pensées, solidaire de leurs souffrances…

Ce que je suis, en l’état, à l’instant et de plus en plus, comme le dit de moi une amie : je suis un « angry man » ! Oui, en colère, très en colère – une colère froide - car l’indignation, « c’était avant ».

« Avant », bien avant 2012 et l’ignoble M Merah. Mais surtout depuis Merah et consorts, de Toulouse à Paris en passant par Saint- Quentin – Fallavier, Magnanville, Nice….

Je sais, ce n’est pas généreux d’être en colère dont l’on dit qu’elle serait « mauvaise conseillère ».

Ce serait également aux dires de certains qui eux pensent juste et bien, la culture de ce qui rend violent et donc pas de ce qui sème au vent l’Amour dont pour sûr nos ennemis raffolent pour mieux nous désarmer face à eux ! Ce dont ils rient et dont ils se jouent…

La colère est aussi réflexe de vie. Mais je sais qu’il n’est pas de bon ton de l’affirmer. Cela classe dans le camp des « faiseurs de guerre »…

Ah bon ?

Alors, tant pis si j’apparais ni généreux, ni adepte de la non-violence (je sais moi qui je suis), de ces vertus qui pourraient alors faire penser à nos ennemis que je serais, comme un bon nombre d’autres mécréants, tel un paillasson sur lequel ils pourraient dès lors écraser sans limites leurs sanglantes chaussures. Erreur !

Mais quand cela fait plus de 10 ans qu’avec d’autres (comme au MPCT dont je suis membre et auquel j’ai demandé sans succès à de nombreuses reprises d’adhérer pour donner force à ce mouvement de la société civile) nous n’avons eu de cesse d’alerter sur les tempêtes qui dans le monde se levaient à l’infini, celles du terrorisme islamique - qui après nous avoir cherché au loin comme cibles viendrait nous assassiner en nos contrées par le bras armé (du couteau, du fusil de guerre, du camion bélier...) de ceux que l’on a nourri au sein de nos sociétés occidentales déchristianisées et dont on pensait faire des citoyens comme « les autres » - et que l’on a en vain hurlé dans le désert, alors oui je l’avoue, face à ce nouveau drame si prévisible à Berlin (avant…) et face aux dénis renouvelés, il y a de quoi être en colère, fortement en colère. Je le revendique pleinement et ne demande aucune compréhension.

Puissions nous enfin ouvrir les yeux devant la guerre qui nous est déclarée et qui nous demandera pour vaincre, non pas de l’abattement, non pas de la sidération, mais du courage, de la persévérance, de l’opiniâtreté !

Donc je ne suis ni peace and love, ni « quand on a que l’amour », ni bougies, ni fleurs et couronnes. Je le regrette. J’ai tout fait pour, pendant longtemps.

Cela, ce sera pour après. Après l’élimination de la bête immonde, jusqu’en notre sein, celui de l’islamo-fascisme véhiculé par l’islam politique qui croît sur nos faiblesses que nous connaissons mais que nous n’osons pas dépasser nous liant pieds et poings face à ce totalitarisme du 21ème siècle naissant. No pasaran !

Je suis (comme des millions de Français, d’européens) « volonté » de terrasser cet ennemi abject car aujourd’hui comme hier à Nice, ce n’est pas « un camion fou », « une course folle », mais bien un acte de terrorisme concerté, construit, mené à bien. Ils font ce qu’ils disent vouloir nous faire, et nous ferions semblants d’être surpris, et à chaque fois de découvrir l’eau tiède !

« On » nous a averti (Al-Baghdadi haranguant ses troupes pour nous attaquer « à la hache, au couteau, à la pierre »), mais nous nous refusons encore de voir la réalité en face pensant ainsi rejeter au loin le mauvais oeil. Erreur, mortelle erreur.

Regarder ailleurs et mettre le conditionnel là où il n’y en a pas, c’est satisfaire aux renoncements, à l’abdication qu’augurent les défaites à venir auxquelles je ne souscris nullement. Vous non plus je l’espère.

C’est se mettre en état de faiblesse là où il faut être digne, fort.

Là où « même pas peur » ne doit pas avoir cours, car il y a toutes les raisons d’avoir peur, celle qui guide pour se préparer lucidement et pour faire front. Pas celle qui amène à se terrer, qui sèmerait la division dans une société qui se doit d’être unie pour affronter cet implacable et jusqu’au-boutiste ennemi.

Mais aujourd’hui je prends comme hier le temps de m’incliner et de me recueillir devant les victimes et leurs familles. Un sursis pour ma colère contenue. Pourtant j’aimerais pouvoir croire et adhérer pleinement à la troisième voie, celle dite de « la non-violence », comme Ghandi le grand, le Sage. Mais de troisième voie, là il ne peut y avoir. Car comme pour vaincre en son temps le nazisme, cette option n’est pas possible parce que cette idéologie est totalitaire, exterminatrice.

Nous devons mobiliser toutes nos forces morales, toutes nos ressources sécuritaires, militaires pour vaincre le fascisme vert. Il en relève de chacun d’entre nous à la hauteur de nos moyens, mais sans faillir face à la tâche. Ma modeste personne s’y emploie pour sa part.

Eric Wagner, le 20 décembre 2016

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