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Tribune : Manchester le 22 mai 2017, les enfants aussi…. !

mardi 30 mai 2017, par MPCT

Nous publions cette tribune rédigée par notre ami Eric Wagner au lendemain de l’attentat de Manchester : depuis le carnage perpétré contre les Coptes l’a confirmé de façon atroce : oui "les enfants aussi"...

Rien ne retient la folie meurtrière de ces s ..., bras armé de « l’Etat » Islamique et de sa doctrine totalitaire, génocidaire, de soumission de tout ce qui est et pense différemment. « Par le glaive » accomplir sa « mission » de conversion de l’Occident !

L’Angleterre est de nouveau au coeur touchée après Londres le 22 mars 2017, et cette fois-ci encore comme à Nice le 14 juillet 2016 ce sont des enfants, nos enfants que l’on vise, que l’on assassine… Notre jeunesse, sève de nos pays, que l’on fauche comme au Bataclan le 13 novembre 2015, comme, comme, comme….

Hommage aux victimes innocentes

Les enfants…c’est sacré ! Attenter à leurs vies c’est se mettre hors du genre humain dont pourtant ces porteurs de mort, face noire de la nature humaine, sont issus.

Bien sûr, dans le monde chaque jour, par faits de guerres le plus souvent civiles, par famines, du fait de catastrophes … là où ils ne sont pas protégés, choyés, en sécurité, des enfants par milliers meurent, bien souvent de la pire des manières. Et nous ne pouvons pas détourner les yeux. Nous ne les détournons pas ; Et nous ne pouvons être indifférents à leurs tragiques destins. Nous ne le sommes pas.

Et nous ne pouvons pas ne pas agir pour un monde plus généreux, plus fraternel, plus sûr, à l’avènement duquel des millions d’individus chaque jour oeuvrent humblement par leurs engagements au nom de leur conception de la solidarité entre les hommes. Nous agissons pour le bien de l’être humain. La tâche est immense, chacun apportant ce qu’il peut afin d’y participer, afin de s’y employer du plus proche au plus lointain de soi, avec les moyens dont chacun dispose, avec tout le coeur mis à l’ouvrage.

Et c’est une fois encore dans une Europe en paix - dont on aurait pu espérer qu’elle le demeure, bien qu’en rien coupée des réalités tragiques du monde - que cet assassinat de masse se produit. Une Europe cible qui a su se bâtir un destin commun dans la paix après des siècles de guerres l’ayant ensanglanté et durant lesquelles moururent tant de ses enfants. Elle a su puiser dans ses tragédies du passé la force de se construire un avenir de paix que l’on voudrait être définitivement acquise comme exemple au monde.

Et c’est bien parce que nous avons repoussé au plus loin de nous, au plus loin de notre Mémoire- qui pourtant entretient le souvenir des guerres qui nous ont opposées et leurs victimes par nombre d’associations patriotiques - que nous ne savons plus ce qu’est la guerre, sauf au loin, à la télé, et que nous la subissons de la sorte, avec effroi, dans la douleur et l’incompréhension. Alors quand elle vient nous atteindre violemment au sein de nos cités ouvertes, joyeuses, toutes à leurs volontés de jouissances qu’exècrent les tenants d’une idéologie de soumission par la terreur où l’Amour n’a pas sa place (il est considéré comme une faiblesse), nous sommes tétanisés.

Et pourtant nous devons nous relever, faire front.

Car ce nouvel attentat sanglant est tout sauf une surprise. Il en annonce d’autres encore. Car ce n’est pas « un incident » terroriste (dixit certains médias du renoncement), mais bien un acte de guerre ! Une horreur, une ignominie, pouvant faire monter en nous un sentiment de colère sourde et froide, mais pas une surprise…

Nous avons été prévenus par nos ennemis qui savent « communiquer », enrégimenter. Et même si nos services de sécurité et de renseignements remplissent efficacement leurs rôles, le risque zéro ne peut exister. Ce d’autant que nos assassins en puissance sont déjà en nos murs, de citoyenneté ou d’arrivée plus ou moins récente au sein de flots de réfugiés dans lesquels ils se glissent pour venir accomplir dans nos pays leurs missions de semeurs de morts. Il faudra bien les extirper de nos sociétés ouvertes qui doivent aussi (re)trouver le sens de ce qui est sacré pour affronter ces cruels ennemis, et pas seulement se construire dans l’ exclusive volonté de vivre pour vivre et consommer en conséquence pour tenter de « remplir » nos fragiles et précieuses existences…

Car face à ces terribles défis se pose bien la qualité/sacralité de ce que nous entendons opposer de valeurs profondément ancrées en nous - et non pas de constructions superficielles comme autant de barrages de papier - pour affronter la barbarie de ceux qui entendent par la peur, l’assassinat, nous contraindre, nous dominer, nous soumettre…pour la terrasser.

Et donc répondre à la question récente dans son dernier ouvrage de la philosophe Alexandra Laignel-Lavastine « pour quoi serions- nous encore prêts à mourir ? » car là se pose bien les termes de ce à quoi nous sommes prêts (ou pas) à consentir pour la défense de la Liberté (laquelle ?) qui n’a pas de prix, et donc le prix malgré tout que nous acceptons de payer pour ce faire car notre liberté ne relève pas que de nos forces armées ou de sécurité mais bien de tous les citoyens conscients, responsables, nullement héros, très certainement lucides ! Question dont nous ne pouvons pas nous exonérer car nos ennemis, eux, y ont répondu ! Tout à leur idéologie mortifère, ils acceptent de mourir pour son accomplissement en nous faisant payer le prix du sang pour nous abattre.

Parce qu’enfin, après avoir « tout » dit années après années, attentats sanglants après attentats sanglants que pouvons-nous dire de plus d’utile, d’indispensable ?

Je suis Manchester ? Bien sûr… Comme je suis Paris, Madrid, Berlin, Stockholm, Saint-Pétersbourg…

Même pas peur ? Si, peur, mais ne pas être tétanisé par la peur…

Pas d’amalgame ? Une évidence, ce qui toutefois ne doit nullement nous lier pieds et poings, ni coudre les lèvres, afin de séparer le bon grain de l’ivraie… Vous n’aurez pas ma haine ? Pour ma part, je n’exclue rien…

De nouvelles bougies ? De nouveaux hymnes à l’Amour qui en rien ne retiennent le bras de nos assassins ? Mais qui participent néanmoins à l’indispensable reconstruction autrement appelée résilience …

Il est un temps pour ces mots, ceux de gens normalement et moralement constitués, mais pas ceux des semeurs de terreur et de mort.

Et il est un temps pour s’interroger, grand temps pour nous qui vivons dans des sociétés sécularisées où le Sacré est cantonné, de répondre à LA question du « pour quoi serions-nous encore prêts à mourir ? »… La réponse apportée est vitale, essentielle.

Pas pour jouer des muscles. Pas pour diviser. Pas pour dresser des murs. Pour se construire une barrière mentale infranchissable, indestructible, inébranlable, qui dès lors soumettra nos ennemis qui nous considèrent uniquement comme ventres mous dans des corps avachis (à nous de leur prouver le contraire). Les annihilant ainsi finalement par notre force de vie (en toute connaissance de cause de sa valeur) en opposition à leur culture de mort, c’est à dire se savoir prêt à tout donner pour vaincre l’islamo-fascisme. Nous aurons ainsi répondu à l’indispensable et impérieuse question, qui pour ma part ne cesse de me tarauder (un peu plus après chaque attentat) et à laquelle j’ai trouvé, je le crois, réponse.

Eric Wagner le 23 mai 2017

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