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Massacre dans une école et conscience des nations

jeudi 6 mars 2008

ENGLISH VERSION : SEE BELOW

Entrer dans une école déguisé, tuer de jeunes Juifs sans défense qui étudient leur religion : voilà exactement ce qu’on peut appeler un meurtre antisémite, un acte qu’on aurait pu voir exécuté par des auteurs de pogroms ou par les Nazis pendant la seconde guerre mondiale. La nationalité israélienne de l’assassin étayant la nature antisémite de son meurtre.

Qu’une population manifeste bruyamment sa joie après un tel assassinat, la joie d’avoir versé le sang, d’avoir tué et blessé délibérément des adolescents désarmés avec la plus grande lâcheté, vient appuyer le caractère inqualifiable de cet acte.

Parler à ce sujet de riposte, de résistance, de désespoir et même comprendre un massacre de ce type relève de la complicité avec une politique de terreur. Considérer que les Palestiniens ne peuvent se défendre que comme cela, c’est soit les mépriser profondément et leur attribuer un caractère plus "sauvage" et plus "inhumain" que les autres, soit faire preuve d’antisémitisme et de racisme, en estimant que si les victimes sont juives, israéliennes de surcroît, elles ne sont pas tout à fait innocentes, donc pas tout à fait victimes.

Il est grand temps de retrouver des critères pour évaluer les comportements des uns et des autres. Mourir dans un tremblement de terre, mourir au combat les armes à la main, mourir dans un bombardement et mourir, tué sciemment quand on fait son marché, ses études, une promenade et qu’on est démuni, ne revient pas au même, malgré le fait que dans tous les cas on est mort .

Il est temps de mesurer sa responsabilité lorsqu’on parle du conflit israélo-palestinien, il est temps d’arrêter d’atténuer le caractère atroce des crimes quand ils s’exercent contre les Israéliens et d’attribuer systématiquement une intention meurtrière délibérée aux Israéliens lorsque leurs ripostes par malheur tuent des civils.

Le conseil de sécurité de l’ONU n’a pu se mettre d’accord sur un texte condamnant l’assassinat prémédité de jeunes adolescents désarmés qui étaient à l’école. Si l’ONU ne brillait déjà pas par son efficacité, c’est désormais sa légitimité qui est en cause : quelles valeurs, quels droits défendent les membres d’une institution internationale s’ils ne condamnent pas cet acte là ?

Lise Haddad - mpctasso.org


VERSION ANGLAISE

Massacre in the Yeshivah and the conscience of nations.

To enter a school under a disguise and to slaughter defenseless Jewish youths : this is qualifies precisely as anti-Semitic murder, the sort of things one would have expected from the perpetrators of pogroms, or from the Nazis during World War Two. The fact that the killer held Israeli citizenship further attests to the anti-Semitic nature of the killing.

A population loudly demonstrating its joy after the killings - the joy of having spilled blood, having deliberately, and with the most contemptible cowardice, murdered and mangled unarmed youngsters - only heightens the revolting character of this deed.

In this circumstance, to make claims of counterattack, of resistance, of hopelessness, and to even understand this type of massacre amounts to complicity with a policy of terror. To consider that it is the only way the Palestinians can defend themselves shows either profound contempt for them and a belief that they are more "barbaric" and "subhuman" than others, or else, it is a proof of anti-Semitism and racism, a belief that if the victims are Jewish, and Israeli on top of it, they cannot be completely innocent, and therefore not real victims.

It is high time to redefine criteria to assess different concepts. To die in an earthquak or weapon in hand while fighting in combat or from a bomb, and to die premeditately murdered while one is shopping, attending school, taking a stroll - and unarmed- is not the same, even though in all these cases dead is dead. non, ici je voulais marquer une différence entre victimes collatérales et victimes d’attentats délibérés, c’est très important

It is time to measure our responsibility when we talk of the Israel-Palestinian conflict ; it is time to stop minimizing the horrific nature of these crimes when the victims are Israeli, and to systematically accuse the Israelis of deliberate murder when their responses unintentionally kill civilians.

The UN Security Council could not agree on a text condemning the premeditated murder of young unarmed adolescents attending school. While the UN did not shine by its effectiveness, it is now its legitimacy that must be questionned : what values, what rights do the members of an international institution uphold if they cannot condamn this deed ?

Lise Haddad

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